LOST BIRD

LOST BIRD
Voici l'histoire sordide de cette petite fille nommée Lost Bird (Oiseau Perdu)...

Sauvée du massacre de Wounded Knee par un officier américain, elle mourut pourtant à l'âge de 29 ans...

ZINTKALA NUNI

Le 29 décembre 1890, sous le drapeau blanc de la trêve, une bande de Sioux minniconjous fut massacrée par le septième régiment de cavalerie des Etats-Unis. Quatre jours plus tard, après qu'un blizzard eut balayé la région, le corps expéditionnaire chargé d'enterrer les victimes entendit les pleurs d'un bébé.

Sous le corps d'une femme tuée et qui avait gelé à terre dans son propre sang, les hommes trouvèrent une petite fille miraculeusement vivante, bien emmitouflée et coiffée d'un bonnet en daim brodé des deux côté de drapeaux américains perlés.Enfreignant les ordres militaires, le général de brigade Léonard W. Colby adopta la petite Indienne rescapée du massacre.

Par la suite, Colby devint Attorney Général adjoint des Etats-Unis, et il se servit alors de sa fille adoptive pour convaincre d'importantes tribus indiennes de l'employer comme avocat. Adolescente, celle qui désormais s'appelait Lost Bird (L'Oiseau perdu) subit des sévices sexuels de la part du général, et sa mère adoptive, Clara Colby, divorça de lui. Militante du droit de vote des femmes et rédactrice en chef d'un journal, Clara Colby se prononça contre l'exploitation de la culture indienne et brava ses collègues les plus proches.

Après une quête incessante mais vaine pour retrouver ses racines, après avoir travaillé dans le «Wild West Show» de Buffalo Bill et tourné dans des films muets, Lost Bird eut recours à la prostitution pour survivre. Elle mourut en 1920 à l'âge de 29 ans et fut enterrée loin de son natal Dakota du Sud. En 1991, plus d'un siècle après le massacre de Wounded Knee, des descendants des victimes parvinrent à localiser la tombe de Lost Bird. Il rapatrièrent sa dépouille et la réensevelirent au Mémorial de Wounded Horse, à côté de la fosse commune où reposent les siens.

A cette occasion, une cérémonie fut organisée au Mémorial sous l'égide de représentants de plusieurs tribus lakotas dont Arvol Looking Horse, Gardien de la Pipe sacrée. L'histoire de Lost Bird est devenue un symbole pour des milliers d'enfants séparés de leurs tribus par l'adoption, ainsi que pour tous ceux qui ont été privés de leur héritage culturel par l'injustice, l'ignorance et la guerre...

# Posté le samedi 25 juin 2005 13:39

LE MASSACRE DE WOUNDED KNEE

LE MASSACRE DE WOUNDED KNEE
Raconté par Mathew King, petit-neveu de Red Cloud






"Le peuple de Big Foot n'avait rien fait de mal. C'était au coeur de l'hiver. Les Minniconjous arrivaient du Dakota du Nord pour se réfugier à Pine Ridge aux côtés de Red Cloud. Ils avaient froid. Ils avaient faim. Leur seul but était de survivre. Ils suivaient le précepte de Dieu.

La bande établit son campement à Wounded Knee. Les soldats arrivèrent avec leurs fusils. Ils encerclèrent Big Foot et les siens comme s'il s'était agi de criminels, En fait, il y avait surtout là des vieillards, des femmes et de petits enfants. Big Foot ne voulait pas se battre. Il souffrait déjà d'une pneumonie. Il était pacifique,

Les soldats firent s'aligner les Indiens dans le froid et leur retirèrent toutes leurs armes. L'un des derniers hommes de la file, Yellow Bird, rudoyé par un soldat, leva son fusil et tira à bout portant dans la tête de l'Américain. Ceux qui réussirent à s'enfuir racontèrent tout cela à notre peuple.

Les soldats postés au sommet de la colline ouvrirent alors le feu et n'épargnèrent personne. Les Indiens s'écroulèrent sur le sol et les soldats fauchèrent deux douzaines des leurs, Les guerriers s'efforcèrent de défendre leur peuple. Ils se battirent avec toute leur énergie mais ils n'avaient aucune chance. Les soldats les massacrèrent, puis massacrèrent les vieillards, les femmes et les enfants.

Où est-il dit qu'il faut punir l'ensemble de la famille, l'ensemble du peuple pour les méfaits d'un seul homme ? Est-ce là votre justice ? Est-ce là ce que dit votre Constitution ? Ce n'est pas ce que nous enseigne la Loi de Dieu.

Ils massacrèrent trois cents d'entre nous.

Notre sang conféra son caractère sacré à Wounded Knee

# Posté le samedi 25 juin 2005 13:24

NOMS D'ESPRITS

NOMS D'ESPRITS
Voici quelque noms d'esprits que les indiens d'Amérique honorait lors des cérémonie et des danses rituels.



Akycha Esprit du Soleil Inuit

Angpetu wi Esprit du Soleil Dakota

Anpao Esprit de l'aube Dakota

Anitsutsa Esprit des étoiles Cherokee

Ataensic Esprit de la Terre Iroquois

Chahuru Esprit des eaux Pawnee

Geyaguga Esprit de la Lune Cherokee

Grasshopper Esprit de la nature Choctaw

Igaluk Esprit de la lune Inuit

Inagi-utasunhi Esprit malin Cherokee

Isakakate Esprit créatif Crow

Ha wen neyu Grand Esprit IROQuois

Hastsezini Esprit du feu Navajo

Henga Esprit des aigles Osage

Hisakitaimisi Grand esprit Creek

Hoturu Esprit du vent pawnee

Monu Esprit des abeilles Hopi

Na´pi Esprit créatif Blackfoot

Negakfok Esprit du froid Inuit

Oki Esprit du soleil OUMAS

Oxheheon Esprit danse du soleil cheyenne

Pah Esprit de la lune pawnee

Pautiwal Esprit du Soleil Hopi

Seqinek Esprit du sol Inuit

Shilup Chito Osh Grand Esprit Choctaw

Sio Humis Esprit de la pluie Hopi

Tassom Esprit de l'âme Cheyenne

Tcolawitze Esprit du feu Hopi

Unktehi Esprit de l'eau Dakota

Wakinyan Esprit du tonnerre Dakota

Wenaewe Esprits des animaux Zuñi

# Posté le dimanche 27 mars 2005 10:03

LE BISON ET LES INDIEN D'AMERIQUE

LE BISON ET LES INDIEN D'AMERIQUE
1492 - Christophe COLOMB découvre le nouveau Monde. A cette époque, les bisons vivent sur tout le territoire de l'Amérique du Nord, seulement limités dans leur extension par les étendues glacées du Grand Nord et les déserts torrides du sud. Le troupeau est estimé à 70 millions de têtes.
Leurs seuls ennemis naturels sont les loups et les Indiens. Ceux-ci chassent le bison à pied à l'arc où à la lance. La population Indienne pour toute l'Amérique du Nord est d'environ un million d'individus. Le bison était leur centre de vie, leur fournissant nourriture, vêtements, abri et une grande partie de leur culture.
Le mode de vie des Indiens des Plaines était centré sur le bison et, au début du 19é siècle, presque tout ce que les tribus des Plaines utilisaient dérivait encore de cet animal. L'alimentation à base de viande, la peau servant à l'habitat, aux vêtements, aux objets utilitaires et à l'artisanat, tout dépendait de la chair, de la fourrure, des os, de la peau, des tendons et des cornes de l'animal
Il n'est de ce fait pas étonnant que le bison ait eu une place centrale dans les cérémonies et la religion car sa présence était déterminante pour la vie des Indiens.


D'après illustration
LE GRAND LIVRE DES FUSILS
ÉDITIONS PRINCESSE L'EXTERMINATION

Dès le XVIIIè siècle les colons de Virginie et de Pennsylvanie abattent des milliers de bisons parce qu'ils détruisent leurs clôtures et dévastent leurs champs.
Au 19è siècle le massacre s'organise ; le but de ce carnage est d'occuper des milliers d'hommes déseuvrés par la fin de la guerre de sécession. Mais l'objectif principal de l'extermination du bison est celle des indiens. De 1870 à 1875, il a été tué 12,5 millions de bisons officiellement recensés par la vente de leurs peaux.
En 30 ans, le cheptel de 70 millions de têtes était descendu, en 1889, à 1091 bisons américains vivant dans le monde. Le but était atteint ; leurs principales raisons de vivre anéanties, les indiens se rendent et finissent comme les derniers bisons dans des réserves.




L'ÉLEVAGE
En 1905, la fondation de;The American Bison Society; donne le départ de la protection et la multiplication des rescapés dans des parcs et des élevages. On compte aujourd'hui environ 300 000 bisons en Amérique du Nord.
En France, on compte une trentaine d'élevages de bisons pour un total d'un millier d'animaux. En 1993 a été créée l'association;BISONS DE FRANCE; regroupant environ 25 éleveurs.
À Saint Martial sur Isop, les premiers reproducteurs ont été importés du Canada par avion en 1991.

# Posté le dimanche 27 mars 2005 09:50

LA CHASSE

LA CHASSE
La chasse était très pratiquée dans le Nord car ses habitants ne pouvaient y pratiquer l'agriculture. Dans les Basses Terres du Saint-Laurent, la chasse demeurait une activité très importante.

Les animaux les plus chassés étaient les cerfs de Virginie, les caribous et les orignaux. La chasse était leur seule source de viande.

Ils conservaient les peaux pour se confectionner des vêtements. Pour varier leur alimentation, ils chassaient aussi les oiseaux comme la tourte.

Pour chassé les indiens utilitaire trois techniques de chases: la poussée jusqu'à des falaises, l'encerclement et la poursuite.

La course jusqu'à la falaise se pratiqua surtout avant l'arrivé des chevaux, elle consistait à diriger un troupeau de bisons, caribou et autre animaux vers le bord d'un précipice de les faire sauter dans le vide en les effrayant et en semant la panique parmi eux.

La méthode de poussée fut abandonnée avec l'arrivé des chevaux qui permettaient une chasse plus sélective, encerclement, méthode dangereuse, nécessitait un grand nombre de cavaliers pour contenir les animaux dans un cercle.

Le troupeau cerné. Les Indiens lançaient des projectiles de toutes parts. Rendus fous furieux, les bisons paniqués chargeaient les cavaliers et leurs montures qui se trouvaient sur leur passage.

La technique la plus souvent utilisée était celle de la poursuite. Quelques jours avant la chasse, le Chef du village réunissait un conseil de chefs de famille pour élaborer la stratégie de l'attaque.

Durant cette période des cérémonies étaient organisées afin de favoriser une chasse fructueuse.

Vieillards, femmes et enfants suivaient la troupe pour découper sur place les bisons abattus.

La plupart des chasseurs prenaient soin de se débarrasser de tout vêtement inutile, ne portant que des jambières, un pagne, des mocassins et parfois une tunique sans manches pour ne pas gêner leurs mouvements.

Les cavaliers avançaient contre le vent pour ne pas se faire remarquer et dès qu'ils étaient assez près, changeaient de monture et confiaient la garde des chevaux restants aux femmes et aux enfants.

Le chef plaçait ses hommes en ligne et donnait le signal de l'attaque. Parfois, les chasseurs se séparaient en deux groupes et galopaient parallèlement de chaque côté du troupeau.

Une fois le signal d'attaque donné par le meneur, les hommes devait tuer le plus de bêtes que possible.

Certain récits raconte des de prouesses quasi surnaturelles, le nombre de bisons tués au cours d'une battue était généralement de trois à cinq bêtes par chasseur.

Le nombre de bête tués par chasseur dépendait surtout de la rapidité et de l'état de fatigue du cheval.

Les chasseurs reconnaissaient les animaux qu'ils avaient tués par les flèches qui portaient leurs marques de fabrication personnelle.

# Posté le dimanche 27 mars 2005 09:42